Et ils meurent tous les deux à la fin d'Adam Silvera

Prix : 17,90€
Format : 13,5 x 21,5 cm
Nombre de pages : 414
Genre : Young Adult, Contemporain
Edition : Robert Laffont
Collection : R
ISBN : 978-2-221-21823-5
Numérique : Oui

Citation : « Peut-être qu'il vaut mieux avoir bien fait les choses et avoir été heureux pendant une journée plutôt que d'avoir mal vécu toute une vie. »

Quatrième de couverture : « Nous sommes au regret de vous informer que vous allez être frappé par une mort prématurée dans les prochaines vingt-quatre heures. Toute l’équipe de Death-Cast est sincèrement désolée de vous perdre. Vivez pleinement cette journée, ok ? »
Le 5 septembre, un peu après minuit, Mateo et Rufus reçoivent chacun le funeste appel. Ils ne se connaissent pas, mais cherchent tous deux à se faire un nouvel ami en ce jour final. Heureusement, il existe aussi une appli pour ça, Le Dernier Ami. Grâce à elle, Rufus et Mateo vont se rencontrer pour une ultime grande aventure : vivre toute une vie en une seule journée.

Que feriez-vous si vous saviez qu’il vous reste moins de 24h à vivre ? 
Voici une réponse possible à cette question.

J’attendais ce livre avec tellement d’impatience que j’ai foncé à la Fnac le jour de sa sortie pour l’acheter, même si je ne pouvais pas le commencer immédiatement. Heureusement, j’étais plus proche de la fin que du début de la lecture précédente, Diabolic, et j’ai attaqué très rapidement ce roman ! 

Dans ce roman, une société, Death-Cast, appelle dès minuit les personnes qui vont mourir dans les prochaines 24h. On ne sait pas comment ils peuvent savoir qui va mourir, mais ce n’est pas l’intrigue de cette histoire. Non, l’histoire tourne autour de Mateo, qui reçoit le terrible appel à 18 ans, alors qu’il est censé avoir encore de nombreuses années devant lui. Étant un garçon très timide, très peureux, il n’a jamais vécu, et maintenant, il n’a plus que 24h, voire moins, pour vivre sa vie.

De l’autre côté nous avons Rufus, un jeune de 17 ans, qui reçoit l’appel alors qu’il fait sans aucun doute la plus grosse conneries de sa vie. Il prend sur lui, pour protéger ses proches il va même fuir, quitte à passer son Jour Final seul.

Mais les deux garçons vont se rencontrer grâce à l’application Dernier Ami, qui permet au Deckers - les personnes qui vont mourir dans les 24h - de créer un dernier lien, et de vivre leur journée en bonne compagnie.

Ce roman, cette histoire, ces personnages, je ne sais pas par quoi commencer, car tout m’a plu. Après le désastre de ma lecture du Faiseur de Rêve, j’avais peur de ne pas aimer ce roman, de m'y ennuyer et de trouver des longueurs... Pourtant, le coup de cœur est bien là. Message à la Collection R : siouplé, arrêtez de sortir d’aussi bons titres, je meurs intérieurement là en fait ! 

Le titre est assez explicite sur le destin de nos deux protagonistes, et pourtant, jusqu’à la dernière page, je me suis surprise à espérer qu’ils survivraient envers et contre tout, donnant tort à Death-Cast ! Aaaah mon petit cœur est totalement brisé… L’auteur n’a aucune pitié pour son lecteur, et encore moins pour ses personnages, qui échappent plusieurs fois à la mort (et je peux vous dire que ça passe jamais bien loin !), et qui sont arrachés l'un à l'autre alors qu'ils commencent juste à s'assumer… J’ai envie de pleurer ! Ils sont tellement mignons ensemble… 

J’ai adoré ces deux personnages en total opposition. D’un côté Mateo, le calme, introverti, qui n’arrive pas à s’assumer, et de l’autre Rufus, un casse-cou sportif, qui croque la vie à pleine dent, et s’assume sans complexe. Aaaah je suis encore tellement mal ! C’est comme si j’avais perdu deux amis, et je peux vous dire que ces personnages resteront gravés dans ma mémoire.

Ce roman, cette histoire, c’est avant tout un beau message : vivre tant qu’on le peut encore, car nous on ne saura pas le jour de notre trépas. D’ailleurs pour ma part, je refuse de savoir ! J’étais dans la tête de ces deux garçons, qui ont peur de mourir mais savent qu’ils n’ont pas le choix. Vraiment, être dans leur tête, c’est la leçon de vie la plus forte que j’ai eu en lisant un roman. 

J’ai aussi découvert une plume. Une plume que j’adore, simple, douce, agréable, même avec une histoire aussi sombre. L’auteur parle d’homosexualité et de vivre sa vie, et son écriture enveloppe le tout, ses personnages, son histoire, son message, et même nous son lecteur, d’une couette douce et chaude par une froide nuit d’hiver. J'aurais presque eu la sensation qu'il était près de moi à la dernière page du roman, me disant "je sais, ça fait mal, mais ça va aller". Un peu débile je sais !

Sincèrement, c’est, après Nous les menteurs, mon plus gros coup de cœur de l’année pour le moment. J’ai tout aimé, et alors que j’avais peur de m’ennuyer, j’y ai trouvé un suspens hypnotisant avec nos deux trompes la mort pendant ces 414 pages. J’ai hâte de découvrir un autre livre du même auteur ! 

Coup de cœur !

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