vendredi 23 décembre 2016

Le Parfum de Patrick Süskind


Prix : 5.90€
Format : Poche
Nombre de pages : 276
Genre : Drame
Edition : Le Livre De Poche
Numérique : Non

Citation : "Il est vrai que, sur le moment, il aurait bien pu choisir la seconde possibilité : se taire et passer de la naissance à la mort sans faire le détour par la vie, épargnant du même coup au monde et à lui-même quantité de malheur. Mais pour s'esquiver aussi modestement, il eût fallu un minimum de gentillesse innée, et Grenouille ne possédait rien de tel. Il était, dès le départ, abominable. S'il avait choisi la vie, ç'avait été par pure défi et pure méchanceté."

Résumé : Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque.Il s'appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n'aurait pas survécu. Mais Grenouille n'avait besoin que d'un minimum de nourriture et de vêtements et son âme n'avait besoin de rien. Or, ce monstre de Grenouille, car il s'agissait bien d'un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout puissant de l'univers, car " qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le coeur des hommes ".
C'est son histoire, abominable... et drolatique qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman qui, dès sa parution, eut un succès extraordinaire et est devenu très vite un best-seller mondial.



Un roman qui a du flair et 
qui vous fera découvrir le monde méconnu des odeurs.

Pour vous raconter ma petite vie, j'ai découvert ce roman l'année dernière, quand une camarade l'a présenté lors d'un exposé. Il m'avait alors intrigué mais je n'ai pas eu le petit coup de pouce qui m'a fait l'acheter… Cette année, le coup de pouce est venu ! J'ai mis un petit moment à le lire à cause des cours mais, si j'avais eu plus de temps, en trois jours il aurait été terminé. Passons au roman ! 

Jean-Baptiste Grenouille est définis dès la première phrase comme “un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus abominables”. Le ton est donc donné. Nous avons ici l'histoire d'un homme né milieu des entrailles de poissons et qui ne doit la vie qu'à un cri, poussé au bon moment. 

Si j'ai utilisé le mot "flair", ce n'est pas par hasard. Grenouille à un don lié à son nez : il sent absolument toutes les odeurs du monde. Ce don m'aurait rendu folle dans le Paris du XVIIIe siècle, mais il va aider notre “héros” à survivre. Cependant, il y a un revers à ce don : il n'a pas d'odeur corporel. Cela lui attirera la méfiance de toutes les personnes qu'il va rencontrer. 

Je pense avoir suffisamment détaillée l'histoire pour pouvoir passer à la suite !

Ce livre est connu comme un classique de la littérature et j'ai compris pourquoi au fils des pages. L'écriture de Patrick Süskind, qui est très nette, presque chirurgicale, rend parfaitement les odeurs. J'ai eu, tout au long du roman, l'impression de baigner dans un océan d'odeurs alors que j'étais juste chez moi, avec mon thé (à la cannelle, s'il vous plaît !), mon plaid et ma bougie ! Mais il y a eu quelques vagues dans cet océan. Parfois l'auteur nous fait des énumérations sur une demi page… Je me disais, sans exagérer,  “mais il a bientôt finis avec son énumération là ?!”. Je n'ai rien a ajouter. Ah, si, il y a très peu de dialogue. Mais cela ne m'a pas dérangé alors que j'ai en horreur les narration trop longue. Mais rassurez-vous, l'histoire avance très bien même si les dialogues sont rares.

L'histoire. LE point important, le moment crucial de cette chronique ! Et sans doute le plus court aussi. A part dire que l'histoire est affreusement originale, que Grenouille, ce gentil méchant, nous fait presque pitié dans sa solitude, que ses aventures nous donnent des frissons (de peur, de joie, d'horreur…), je ne peux pas dire grand chose. 

Par contre je peux développer les personnages ! Surtout le personnage de Grenouille. Il est froid, logique, vide même. Pas vide dans le sens négatif, vide dans le sens où il est vide émotionnellement parlant. Il ne ressent ni joie, ni peine, ni colère, ni amour, même pas un léger bonheur. Rien. C'est l'émotion qu'il transmet d'ailleurs à ceux qu'il fréquente : rien. Jusqu'à ce qu'il soit remarqué. Il déclenche alors, comme je l'ai déjà dis, une grande méfiance. Je ne vais pas vous dire qu'il n'y a pas d'autres personnages, mais ils sont tellement de passage dans la vie de Grenouille que certains sont oubliables. Mme Gaillard va s'occuper de lui pendant son enfance, puis elle va le vendre à Grimal, un tanneur. Grimal va lui-même vendre le jeune garçon à Baldini, un grand parfumeur de Paris. Tous ses personnages ne sont qu'utilitaires dans la vie de ce héros atypique : il s'en sert pour atteindre ses objectifs, rien de plus. On pourrait le trouver détestable, horrible de par ses actes, pourtant on s'attache à lui et on a envie qu'il lui arrive de bonnes choses car il est lui-même utilisé par les personnes qu'il rencontre. Un drôle de paradoxe, je vous l'accorde !

Ce livre sera usé. Je compte le relire encore et encore. C'est, à mes yeux, le genre de livre qu'il faut lire plusieurs fois pour pouvoir l'apprécier totalement.

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